lundi 17 septembre 2012

On ne mélange pas les torchons et les serviettes...


Il ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes, c'est comme ça partout, les genres sont ensembles : chiens avec chiens, chats avec chats, poissons rouges entre eux, bien rangés dans leurs boîtes comme dans un jeu de paires,...
... et les communautés de gens et bien j'ai envie de dire que c'est le même constat !
En gros, animal ou homme, même combat ! 

Le constat :
Si tu es natif du pays, tu as le droit de rester avec tes semblables. 
----> Autrement, la population est contrainte de t'exiler du secteur.... sous peine d'amende ou d'autre sanction irréversible (ou pas).
Et Ô combien il est difficile de s'intégrer (surtout quand on est une Dame de - voir mon précédant article)
(Je pars dans des délires, moi, parfois !)

En fait je voulais ouvrir le débat sur les gens qui arrivent dans une région autre que la leur et qui éprouvent des difficultés d’adaptation.
Ceux qui se sont installés par hasard dans un endroit, par coup de coeur vraisemblablement, qui ont certainement du mal à s'intégrer aux moeurs, à la population, parce qu'ils ne connaissent pas les personnes depuis leur plus tendre enfance. 
Devoir se faire une place au milieu d'un voisinage n'est pas toujours évident. 
Ce n'est pas si facile, hop on arrive, le lendemain grosse beuverie avec les voisins, et le surlendemain tout le monde est amis. Schéma qui me séduit cependant...

C'est vrai que quand tu décides de vivre toute ta vie dans un endroit, notamment à proximité de ta famille, tu connais tout le monde autour de toi : toutes les familles (ou presque) de l'arrière grand-mère aux petits qui viennent de naître, en passant par le chien du quartier, que tu as vu tout bébé aussi. Le problème ne se pose pas. Tu es le fils ou la fille de / ou le cousin de ... et tout le monde sait qui tu es, pas de souci, on t'accepte ou pas, point barre.

Et puis il y a ceux qui ont dû "migrer" d'un endroit à un autre, s'éloigner des leurs, partir à l'aventure, peu importe, pour une raison professionnelle, ou des contraintes familiales (rejoindre le mari qui a été muté par exemple). Est-ce parfois un choix qui leur a été imposé, certaines régions étant moins attractives que d'autres selon les activités que l'on recherche (neige, montagne, mer ...)

Ça m'attriste de voir que les gens (pas tous heureusement) qui n 'ont pas quitté leur pays sont plein de préjugés. (comme le disait si bien Carlo Goldoni)
Dommage surtout, car c'est enrichissant de connaître d'autres personnes d'autres horizons, découvrir d'autres coutumes, recettes de cuisine, traditions populaires.

Anecdote simple, je serais prête à parier que certains qui vivent ma commune, n'ont jamais fait plus de 50 km à la ronde autour de chez eux ... Hallucinant, mais vrai ! Et ces gens-là, il serait intéressant de leur demander ce qu'ils pensent des personnes qui viennent d'autres horizons. Si vous en connaissez autour de vous, je suis friande de connaître leur avis sur la question ...

Les préjugés sont-ils un manque d'ouverture ? 

Si oui , l'intelligence collective est-elle menacée ?


Dans son poème sur la loi naturelle,Voltaire écrit : " Les préjugés sont la raison des sots."
L'homme, empli de préjugés, est un individu mal éduqué. Les préjugés sont certainement une manière de nous intégrer dans la société, mais aussi une porte ouverte sur l'intolérance... 

A vos avis .... 


2 commentaires:

Eva a dit…

que de ségrégation .... Les blondes, les rousses, les portuguais et j'en passe et des meileurs ...
on peut aussi rester dans sa région sans pour autant perdre son ouverture d'esprit ....

Cleophis a dit…

J'ai beaucoup déménagé dans ma vie, ce qui fait que je n'ai aucune attache véritable, j'aime vivre partout du moment que ma petite famille est avec moi.
Il est vrai que les préjugés sont une plaie et il arrive quelquefois d'être consternée face aux réflexions de mon entourage. Le pire, c'est mon beau-frère normand qui déteste les parisiens et les bretons. Il a toujours un truc désagréable à dire sur eux. Je me souviens d'une fois où il a dit, devant un breton venu vivre en Normandie: "Les bretons disent toujours que la Bretagne est belle, n'empêche qu'ils viennent tous vivre chez nous!" Comment ça, "chez nous" ? C'est quoi ce cloisonnement ? Et n'allez pas lui dire qu'il est raciste, ça le froisserait...

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